Communication et start-up : vers une nouvelle alliance ?

Il y a quelques semaines, j’ai pu expliquer le manque de mises à jour de ce blog par la rédaction de mon mémoire de fin d’études. Double chance : mon sujet m’a passionnée, d’autant plus qu’il s’inscrit dans une actualité indéniable. Enfin rédigé et puisqu’il est actuel, il méritait bien sa place ici, où ses 114 pages seront synthétisées en cet article.

La start-up, le nouveau Graal

 

Née aux Etats-Unis, plus précisément en Californie dans les années 50, la start-up ne prétend naturellement pas aux mêmes règles qu’une grosse entreprise. Si elle dispose des différentes aides privées ou publiques de financement et de promotion, et si son projet, qu’il consiste en un produit ou un service, est réellement innovant, elle pourra décoller.

Tout parait si simple alors que dans le monde de l’entrepreneuriat, bien plus cruel qu’on ne l’imagine, rien ne l’est ! Une belle désillusion, pour certains startuppers, en somme !

« S’ils savaient, ils ne se lanceraient pas » m’a confié Olivier Ezratty, entrepreneur féru d’entrepreneuriat et membre récurent du jury de différents concours de start-up organisés en France, depuis de nombreuses années, lors d’un entretien. Le ton est donné !

Pourtant, la start-up représente un mythe, que l’on soit simple observateur ou jeune entrepreneur en devenir. C’est très tendance aujourd’hui de créer sa boîte. Monsieur Ezratty poursuit en justifiant l’existence du mythe qui, même s’il ne correspond pas à la réalité (et n’est-ce-pas là d’ailleurs, la preuve incontestable de l’existence dudit mythe ?), motive encore et toujours les jeunes – et les moins jeunes ! – à entreprendre.

Dans une ère toujours plus mobile, instantanée, digitale où l’innovation au sens large est le maître-mot, on ne se sent plus à sa place au sein d’une entreprise dirigée par les codes, le conformisme et la routine. A la sortie des écoles de commerce ou d’ingénierie, il devient donc quasi habituel de fonder sa start-up.

On y trouve une volonté évidente de reconnaissance. Par soi-même, tout d’abord, par ses pairs ensuite. Un désir de prouver que l’on vaut quelque chose, que l’on se bat, que l’on s’adapte, que l’on se démarque et que l’on grandit. Que la jeune pousse, ainsi que la start-up est surnommée, trouve très vite une terre ferme où donner du fruit.

 

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La start-up part ainsi d’une « volonté de puissance » (terme de Loïck Roche), d’un besoin d’acculturer au subjectif, un caractère objectif en le faisant rentrer dans une culture commune. On le voit avec l’exemple des objets connectés, en pleine expansion.

 

Et la communication, dans tout ça ?

 

De prime abord, entre la communication et la start-up, ce serait plutôt du « je t’aime, moi non plus ». Mais comme il serait réducteur de ne la qualifier qu’ainsi ! J’ai pu l’évoquer dans un précédent article, la communication ne se limite pas à une page Facebook ou à une affiche dans le métro. Elle est bien plus subtile, bien plus humaine et donc bien plus vivante que cela.

In facto et en résumé, la communication au sens large est partout. C’est elle qui régit nos rapports humains, nos perceptions, nos échanges directs ou écrits.

La communication d’entreprise, belle et large branche sur l’arbre de la communication, permet à des individus dont j’ai la chance de faire partie, de choisir la communication comme voie professionnelle et de bénéficier d’une formation précise, qui nous donne une ouverture, une sensibilité, une intelligence vis-à-vis du monde, de son Histoire et de ses actualités, nous  permettant de servir au mieux les intérêts stratégiques, promotionnels et innovants de l’entité physique ou symbolique que nous représentons.

 

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La start-up pèche en communication. Parce qu’elle n’en a pas une idée claire ni définie, elle la relègue et la sous-estime, et ne peut donc s’étonner de son manque de visibilité ou d’expansion. La plupart des experts que j’ai pu interroger sont unanimes : pour être un bon dirigeant, il faut être un bon communicant.

Pourquoi ? Parce que pour diriger une entreprise, aussi petite soit-elle, les qualités précédemment citées sont nécessaires, même indispensables. Cela tombe bien (ou mal, pour certains) : elles sont inhérentes à qui se prétend communicant.

Malgré une méconnaissance de sa nature, la communication se marie très bien à la start-up. J’irais même jusqu’à dire qu’elles sont toutes deux faites l’une pour l’autre. Elles sont toutes deux animées par l’innovation, le mouvement, l’échange, l’énergie, la jeunesse, le développement et l’humanité. Beaucoup trop de points communs pour ne pas s’assembler, non ?

 

Les aspirations communes des start-up et des communicants

 

Dans un monde parfait, la communication ne serait pas reléguée au second plan par les membres des start-up, qui auraient bénéficié d’une formation dédiée avant de fonder leur entreprise. Et ce, dès leurs études ou au sein de l’incubateur/pépinière qu’ils ont pu intégrer.

Pour s’apprendre, la communication ne se trouverait pas dans des manuels spécialisés trop techniques et rédhibitoires, mais partirait de sa source : le rapport humain. Ainsi, un dirigeant serait avant tout un communicant et agirait en tant que tel : dans ses relations internes et externes aussi bien orales que digitales.

Sur ce point aussi se jouerait l’avenir de la com start-up : jouer du digital, avec le digital, par le digital, au service d’une humanité remise à sa place, puisque tout est aussi et surtout, une question d’équilibre…

Un équilibre qu’on tend à retrouver dans l’ère collaborative du 3.0, puisque celle du 2.0 est déjà considérée par certains comme un lointain souvenir. Preuve encore de la mouvance perpétuelle de notre système. La communication aspire d’ailleurs à nous aider pour nous y retrouver : faisons-lui confiance !

 

J’ai commencé ce paragraphe en parlant d’un monde parfait. La perfection n’existe pas ici-bas, vous en conviendrez avec moi. Mais s’il y a bien une autre qualité propre à tout communicant et à tout dirigeant, c’est l’optimisme

 

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