Paris meurt-il ?

Paris, Paris, ville lumière où je suis née, meurs-tu ?

Parisiens pure souche, parisiens de cœur, parisiens d’adoption et même parisiens forcés, répondez-moi : Paris meurt-il ?

Si Paris se meurt, c’est que le monde se meurt aussi…

Il n’est pas encore cinq heures, mais il faut que Paris s’éveille !

Paris regarderait-il sans réagir tant de ses enfants dériver et le renier ?

Non, assurément, Paris n’en ferait rien, à moins d’être courbé par la maladie, d’être à terre sous l’agonie, assassiné par ceux qui prétendent le servir mais qui le trahissent !

Paris, ville des Humanistes, de l’Art et du Progrès… Accablée par le terrorisme de l’action et de la pensée, frappée par la bêtise, la lacheté et l’hypocrisie des faux patriotes ;

ces faux jetons qui utilisent des attentats pour servir leurs intérêts politiques, ceux qui prétextent le droit de grève pour saccager un hôpital pour enfants, ceux qui cautionnent les actions des ennemis par leurs décisions de justice, ceux qui embrigadent en échange d’un salaire à plusieurs chiffres, ceux qui ne réalisent pas et qui ne cherchent même pas à comprendre… Tous coupables d’homicide sur Paris !

Après s’être mis en colère, après avoir brûlé, après avoir été humilié, outragé mais libéré, Paris mourrait donc, trop faible face à ses bourreaux ?

Moi parisienne, je ne peux m’y résoudre.

Je veux entendre les cloches de Notre-Dame, de Montmartre, de la Madeleine, de la rue du Bac, de Saint-Sulpice sonner le tocsin, sonner l’entrée dans la bataille pour sauver Paris !

Saint-Germain, Marais, Saint-Louis, Grands Boulevards, Montparnasse, Invalides, Champs Elysées ! Défendez donc votre Mère !

Sainte Chapelle, Tour Eiffel, Sorbonne, Arc de Triomphe, Opéra, Panthéon, Concorde, Moulin Rouge, Louvre !

Aux armes, formez vos bataillons !

Amants de Paris, levez-vous donc pour ranimer votre Muse !

Redonnons à Paris sa nature, sa raison d’être et de vivre !

Paris, fief de la Culture, ne préférera-t-il pas revoir le jour plutôt que les nuits debout ?

Paris, où l’on aimait tant se balader, s’aimer, se perdre… Être véritablement libre en somme, ne serait-il pas capable de chasser les casseurs, les manifestants violents, les extrêmistes qui font du mal à ses petits et donc à lui-même ?

Paris, serait-il possible que tu te caches pour pleurer la bêtise, la traîtrise et l’attaque dont tu es la cible ? Ne te cache pas si c’est pour mourir !

Paris, reviens ! Nourris-toi de ces injures et parjures, pour les transformer en force et mieux renverser tes adversaires !

N’oublie pas ceux qui t’aiment et qui s’impatientent, ceux que tu as vus naître. Nous sommes peut-être en minorité pour l’instant, mais à ton signal, nous nous lèverons et combattrons fidèlement à tes côtés !

En attendant ton retour et ta résurrection qui n’arriveront peut-être plus, c’est nous qui pleurons et qui nous désolons en constatant les souillures qui t’affligent.

Ils sont maudits, ceux qui font mourir Paris. Cependant, peut-être qu’il n’est pas trop tard : Paris meurt-il ?

Paris, Paris, ville lumière où je suis née, meurs-tu ?

 

paris-kiss

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